Michel23 >> Dans l'absolu >> 29 janvier 2010

Nous sommes aujourd’hui à un mois du moment fabuleux, surréaliste et éphémère où les natifs du 29 février (dont je suis) se voit ajouter une année au compteur, sans même avoir une journée pour en profiter. Mais rassurez-vous cela n’est pas très grave,outre le fait que cela  procure un sujet de conversation idéal en toutes circonstances (encore plus solide que le temps qu’il fait) : « Rohhhh mais comment tu fais ? T’as pas d’anniversaire cette année alors? Mais t’es tout jeune hihihihi…Et t’as quel age en vrai ? (jeu : devine combien d’anniversaire j’ai vécu, réponse en commentaire)… »
; être né un 29 février m’a rendu curieux des calendriers, et figurez-vous que c’est plus passionnant qu’il n’y parait de prime abord.

On touche là un domaine qui mélange politique, science et religion. Le temps est une donnée que l’homme ne contrôle pas, mais très vite, il a réalisé qu’il est entouré par des cycles naturels, des saisons ou encore des mouvements réguliers des astres (soleil, lune)… Parallèlement les tribus nomades des premiers hommes évoluent, des sociétés naissent et s’organisent. Le besoin d’un outil de quantification commun du temps devient vitale et les premier calendrier apparaissent alors… Très vite le mystique entre dans la partie et l’établissement des calendriers et décidé par les responsables religieux (qui sont aussi les « scientifiques de l »époque »). L’organisation du temps se fait alors en fonctions des phénomènes naturels (jour/nuit, saison sèche/pluie)et des moments clé astraux (solstice et équinoxe) …

Le contrôle  et l’organisation du calendrier est aussi un outil politique majeur. Jules César par exemple alors qu’il exerçait la charge Pontifex Maximus n’a pas hésité à modifier le calendrier pour favoriser sa carrière politique, il en a d’ailleurs profité pour le réformer d’une façon assez efficace (et introduire la notion d’année bissextile). Qui contrôle le calendrier, contrôle le temps, pouvoir ultime. Ainsi lors d’une révolution, il n’est pas rare de voir un nouveau calendrier proclamé (comme en France ou en Russie…).

On a l’habitude de pense qu’il n’existe qu’un type de calendrier, mais non de nombreux autres calendriers existent, certain beaucoup plus performant que celui que nous utilisons d’ailleurs (pour plus d’infos sur les autres calendriers, wikipedia)…

Michel23 >> Dans l'absolu >> 16 septembre 2008
Tags: | | |

C’est pas pour plagier Etienne Mineur, mais franchement le service communication de la SNCF, c’est quand même pas terrible… Je ne sais pas si vous avez vu la dernière publicité pour les voyages SNCF, mais elle me fait franchement gerber par sa vulgarité. Pour ceux qui ne situent pas, il s’agit de personnes visitant un musée dont les oeuvres exposées sont des objets du quotidien d’un foyer plutôt modeste, et là le slogan arrive : un jour vous aussi vous partirez (ou vous voyagerez je ne suis plus sur). Non mais franchement, vous trouvez pas que c’est abusé, pourquoi ne dire franchement : « hé les pauvres, vous pourriez pas vous priver un peu histoire de prendre le train au lieu de vivre dans votre quotidien merdique » . Je me demande comment l’agence de pub qui est derrière ce spot a réussi à vendre le concept pour que la sncf accepte de la passer sans se rendre compte du message véhiculé. En tout cas à l’heure où ses infrasctructures sont remises en cause et où les billets ne sont quand même pas donnés, je trouve cela vraiment mais alors vraiment déplacé.

EDIT : ayé, j’ai retrouvé où on peut voir l’ignominie : http://www.tgv.com/FR/

Michel23 >> Dans l'absolu >> 3 septembre 2008
Tags: | | |

Alors qu’on regardait des clips avec ma petite fille (oui il pleut à Bordeaux en ce moment), on est tombé sur « My favorite games » des Cardigans. Eh là je me suis rappellé  un petit regret de ma vie qui date de la fin de mes études. A l’époque on devait faire un stage de fin de cycle, plein d’ambition et d’esprit d’aventure avec Jean Caillou, nous souhaitions partir en Suède (le pays des Cardigans…). Bon au final ca ne s’est pas fait et depuis, j’ai toujours une sorte de regrets et je me dis qu’un jour la Suède je veux l’avoir et je l’aurai, si c’est un rêve je le saurais.

Michel23 >> Dans l'absolu >> 10 août 2008

Je profite de la mise à jour de la rubrique « dernière lecture » pour vous parler d’un moment de l’histoire européenne que je trouve assez passionnant : la fin de la « république romaine » où comment cette institution bascule vers l’empire. A noter que pour les romains, la République n’a jamais vraiment disparu, même si les pouvoirs sont concentrés dans les mains du premier citoyen.
Dans les années qui précédent l’avènement de Jules César et par la suite d’Auguste, la guerre civile entre Marius et Sylla fut un des premiers signes de l’affaissement de la république et de son incapacité à administrer un territoire toujours de plus en plus grand. Un peu plus tard, un autre évènement marque le « déclin » de la République et l’envie de changement du peuple romain : la révolte de Catilina plus connu sous le nom de « conjuration de Catilina ». C’est le thème du roman que j’ai lu dernièrement, c’est également la trame de fond d’un autre polar historique que j’ai eu l’occasion de lire : La République en péril de John Maddox Roberts.
Ces deux ouvrages bien qu’étant des fictions sont plutôt bien documentés et retrace avec beaucoup de précision ce que pouvait être la vie à cette époque. Pourtant la vision des deux auteurs sur le personnage de Catilina est complètement différentes : pour Saylor, il s’agirait d’un populiste un peu utopiste plein de charmes, plutôt d’un homme de qualité ; alors que pour Roberts il s’agit d’un rustre vulgaire, un peu idiot qui s’entoure que de seconds couteaux…

Étonnant non? En fait pas tant que cela, les témoignages concernant ce personnage nous proviennent essentiellement des écrits de Cicéron (consul au moment de la révolte et accessoirement celui qui a condamné plus tard à mort Catilina) et de Salluste (partisan de César, plus attaché à décrire les actes débauche du personnage que son action politique). Difficile donc de se faire une idée précise du personnage, entres les écrits à charge contre lui et sa réelle action (qui a tout même compté de nombreux partisans)…
L’Histoire est quelquefois une question de point de vue.


Si vous voulez en savoir plus, vous trouverez votre bonheur ici