Wild wild chili

© "Mon nom est personne"

Nous avons tous des rêves d’enfant. Des ambitions enfouies de devenir pompier, astronaute de l’espace infini, vétérinaire pour dauphins ou archéologue spécialisé en tyrannosaure du paléolithique rex. La plupart des rêves d’enfant meurent avec l’adolescence, où d’autres rêves les exterminent. Ceux de devenir milliardaire, maître du monde, révolutionnaire ou acteur porno. À l’âge adulte, on ne rêve plus. Ou alors on rêve de redevenir enfant.

Nicolas et Norden, eux, avaient décidé d’accomplir leurs rêves d’enfants. Leurs rêves au pluriel, oui, parce qu’ils ne partageaient pas le même, c’eût été trop gémellaire, vous en conviendrez. Mais leurs rêves avaient une chose en commun : ils reposaient sur un mot. Un mot, parfaitement. C’est idiot, pour un rêve, de reposer sur un mot, mais choisit-on vraiment ses rêves d’enfant ?

Nicolas avait dans sa jeunesse et au cours d’une leçon de géographie particulièrement rébarbative entendu le mot « Titicaca ». Il avait alors 7 ans et, sûr que la classe entière le rejoindrait, il était parti dans un fou rire bien excusable si l’on considère qu’à cet âge, les zygomatiques et les parties basses de l’anatomie sont étroitement liés par un fil invisible qui, par un mouvement de levier, actionne les premiers dès lors qu’il est question des secondes. Malheureusement pour Nicolas, nul autre que lui n’avait ri ce jour-là. Les fourbes s’étaient retenus, certainement par peur d’une punition qu’il fut par conséquent le seul à endosser. Le traumatisme fut lourd pour le petit garçon qui se fit le serment, quoi qu’il en coûterait, que selon la formule bienheureuse : lorsqu’il serait grand, il irait voir ce Titicaca.

Norden, quant à elle, s’était trouvée au même âge ou peu s’en faut, confrontée à une humiliation de taille honorable : alors qu’elle écoutait un énième récit de sa camarade Magali, celle-là même qui partait en vacances dans des destinations toujours plus lointaines et exotiques, le mot « pampa » fut prononcé. Or il se trouve que par un triste hasard, « pampa » dans le patois de pécores auquel Norden était habituée dans sa ferme natale, signifiait grossièrement « pot de chambre avec un bec verseur ». Sitôt le mot entendu, Norden voulut pour la première fois depuis le début de cette conversation qui devenait un monologue, intervenir et montrer sa science. Elle affirma bien fort qu’elle aussi avait un « pampa », dans sa chambre, qu’elle faisait tous les soirs dedans et qu’il n’y avait pas besoin d’aller dans des pays étrangers pour s’en vanter. La suite se passe d’être narrée. Il en résulta simplement que Norden se fit le serment, les larmes aux yeux, que selon la formule bienheureuse : lorsqu’elle serait grande, elle irait voir cette pampa.

Continuer la lecture

Publié dans Plat | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

La Dafina de Mamy == Cacher

Un plat d’hiver, qui tient au corps, élaboré pour les contrées au froid hostile, telles le Maroc ou l’Algérie…

Illustration provenant de google image / crédit à qui de droit.

Dans une mijoteuse, ou une cocotte minute, mettre un litre d’eau, puis des pois chiches ou des haricots (en cas de pois chiches, ne pas oublier de les faire tremper une nuit complète).
Plonger un morceau de viande (120 g par personne). Nous prenons de préférence de la joue ou du jarret, de boeuf. Pour le goût, rajouter un morceau de pied, la texture gélatineuse se dissout le long de la cuisson.
Par dessus, ajoutez des pommes de terres, une par personne, plus une.
Selon les coutumes et les habitudes, on rajoute ou non des oeufs dans leur coquille, ou du riz dans un sachet de cuisson avec son eau (un verre de riz / deux verres d’eau), ses épices (curcuma..)

Le secret de la réussite, car c’est un plat d’une simplicité sans égale, c’est la cuisson, longue et douce, pour que le tout prenne la tournure d’un confit.

À la cocotte, quand elle siffle, positionner le feu au plus bas pendant 2 heures encore.
À la mijoteuse, Fort le temps de cuire, et sur « auto » le temps de confire.

Beteavon !

Publié dans Plat | Marqué avec | Un commentaire

Rôti de porc sauce moutarde et purée de patates douces

Dans la série « une recette que je pensais pas vous proposer et puis finalement pourquoi pas, vite mon téléphone que je prenne une photo » : voilà le rôti de porc sauce moutarde. Il s’agit d’une recette simple à réaliser, bien adaptée aux températures hivernales.

la photo ratée, plus qu'une volonté, un hobby...

 

Ingrédients
Pour le rôti
  – 1 rôti de porc (entre 500g et 1kg),
  – 1 oignon jaune,
  – 1 gousse d’ail,
  – 50-75 cl de bouillon de légumes,
  – 10 cl de vin blanc,
  – 10 cl de crème,
  – 2 c. à soupe de moutarde,
  – 1 c. à café de curry,
  – 1 trait de vinaigre balsamique,
  – une noix de beurre,
  – 1 c. à soupe d’huile végétale.
Pour la purée de patate douce
  – 800 g de patates douces,
  – 1 l de bouillon de volaille,
  – 5 cl de crème,
  – 25 g de beurre.

Etape 1 : la purée

On épluche les patates, attention à bien enlever toute la partie blanche entre la peau et la chaire orangée.
On les coupe ensuite en cubes et on met à cuire le tout dans une casserole de bouillon de volaille.
On laisse cuire 20-30 minutes (pendant ce temps on s’occupe du rôti).
On égoutte les patates à l’aide d’une passoire.
On ajoute le beurre coupé en petits dés, puis on écrase les cubes avec une fourchette.
Pour finaliser, on ajoute la crème et on mélange.
On goûte et on modifie l’assaisonnement et on réserve pour le service.

Etape 2 : le rôti

On épluche l’ail, on enlève le germe et on le coupe en petits batons.
On pique la viande (on fait des petites entailles pour y glisser l’ail).
On épluche ensuite l’oignon et on le hache assez finement.
Dans une cocotte (ou un faitout), on fait fondre le beurre avec l’huile végétale sur un feu assez vif.
On assaisonne de sel et de poivre la viande en la massant un peu.
Puis on met le rôti à colorer sur toutes les faces.
On ajoute l’oignon haché et le curry et on baisse le feu.
Dès que les oignons ont coloré, on ajoute le vin blanc.
On laisse l’alcool s’évaporer quelques minutes, on complète alors avec du bouillon de légumes jusqu’à environ mi-hauteur du rôti.
On laisse cuire tranquillement à couvert pendant grosso modo une demi-heure (il faut bien sûr adapter le temps de cuisson en fonction de l’épaisseur du rôti).
On le retire avant qu’il ne soit trop sec (idéalement il doit être encore un peu rosé au centre). On le coupe en tranche.
On met ensuite à réduire le reste de bouillon de la cocotte. Quand ça commence à épaissir, on ajoute la moutarde et un trait de vinaigre, et on mélange.
On crème ensuite cette sauce.
On goûte et on rectifie l’assaisonnement en sel et en poivre.
On remet les tranches de rôti pour quelques minutes afin de terminer leur cuisson.

Et voilà, il n’y a plus qu’à déguster ! Le côté légèrement piquant/acide de la sauce moutarde se marrie particulièrement bien avec la douceur et les notes presque sucrées de la purée de patates douces.

Publié dans Plat | Marqué avec , , | Un commentaire

Croc Morbier

Avec la fin des fêtes, on a plus forcément envie de passer des heures en cuisine, voilà donc une recette ultra simple, mais ultra bonne.

il est pas bon mon croc ?

Ingrédients (pour 1 croc)
– 2 tranches de pain (de mie ou de campagne),
– 1 tranche de jambon (idéalement fumé),
– du morbier,
– 1 oeuf,
– un peu de beurre,
- du sel et du poivre. 

Préparation

On commence par couper le morbier en fines tranches de 5 millimètres maximum.
On compose le croc comme un sandwich au morbier et jambon classique.
On bat ensuite l’oeuf en omelette, on assaisonne en sel et poivre, puis on verse le mélange dans une assiette.
On fait fondre le beurre dans une poêle.
On trempe ensuite le croc dans l’oeuf afin qu’il soit bien imbibé des deux côtés, puis on le place très vite dans la poêle en commençant par le côté fromage.
On cuit 2 minutes sur chaque coté et voilà c’est prêt !

Le fromage doit être fondant...

 

Publié dans Terroir Franc Comtois | Marqué avec , | Un commentaire

Tajine de poulet aux légumes d’hiver

Ce jour-là, ma zouz m’avait dit « y a plein de paquets de fruits secs entamés dans l’armoire, il faudrait les finir ». Quant à moi, j’avais très envie d’essayer mes citrons confits achetés en France, parce que c’est quasi impossible à trouver en Suisse.
J’ai donc décidé de faire un tajine. Comme je suis un gars logique, j’ai googlisé « tajine citrons confits fruits secs ». Mais Google, lui, n’est pas un gars logique et il s’est mis à raconter n’importe quoi. J’ai donc décidé d’improviser.

Ingrédients(pour deux personnes environ)
300 g de blanc de poulet
1 rave
1 morceau de courge
1 citron confit
fruits secs (pruneaux, dattes, figues, abricots)
1 cuiller d’essence de fleur d’oranger
épices : cardamome, cannelle, girofle, coriandre, gingembre, cumin
(je n’ai pas de raz el hanout, sinon j’en aurais mis)
miel
huile d’olive

L’après-midi, j’ai mis les fruits secs dans un verre avec de l’eau et une cuillère à soupe d’extrait de fleur d’oranger.
Le soir, j’ai émincé mon poulet, paré ma courge et ma rave, je les ai coupées en gros cubes. Je les ai fait revenir dans un peu d’huile d’olive, puis j’ai baissé le feu, couvert et laissé suer une dizaine de minutes. Pendant ce temps-là, j’ai fait revenir le poulet dans une poêle à part.
J’ai épicé les légumes : une cuillère de cardamome, une de cannelle, deux de cumin, une de coriandre, une de gingembre, une pointe de girofle. J’ai ajouté les fruits secs et le citron confit coupé en 4. J’ai couvert le mélange d’eau, ajouté une cuillère à café de miel, puis laissé mijoter 25 minutes, avec le couvercle.
Ensuite j’ai ajouté mon poulet, mélangé un peu, goûté, rectifié l’assaisonnement (ça manquait de poivre)(pas de sel, par contre, puisque le citron confit est salé), et enlevé le couvercle pour laisser évaporer un peu de sauce. Pendant ce temps-là, j’ai préparé mon accompagnement (du riz fumé iranien, mais du couscous aurait bien été aussi). Et j’ai laissé cuire encore 25 minutes, au bout desquelles j’ai ajouté quelques amandes préalablement dorées à la poêle dans un petit peu de beurre.

Ma zouz a beaucoup aimé (moi aussi).

Publié dans Plat | Un commentaire